Sabiha Gökçen : fille adoptive d’Atatürk et pilote
Sabiha Gökçen : adoption par Atatürk, école Türkkuşu, brevet militaire et vol balkanique de 1938, en dates et en photos.
Table des matières


Sabiha Gökçen (1913 à 2001) était une pilote turque et la fille adoptive d’Atatürk. Elle apprend à piloter à l’école Türkkuşu à partir de 1935, obtient son brevet de pilote militaire le 30.08.1937 et rejoint quatre capitales des Balkans en avion en juin 1938.
L’essentiel
Une pilote, une fille adoptive et une femme qui rejoint quatre capitales des Balkans en avion en 1938.
- Sa vie : née en 1913 à Bursa, morte le 22.03.2001 à 88 ans, enterrée au cimetière militaire de Cebeci (Cebeci Şehitliği) à Ankara.
- Ses vols : première fille admise à l’école Türkkuşu en 1935 ; brevet de pilote militaire le 30.08.1937.
- Le vol balkanique : du 16.06.1938 au 21.06.1938, d’Istanbul à Athènes, Thessalonique, Sofia, Belgrade et Bucarest, puis retour, soit environ 3 000 km.
- Le titre : les sources emploient plusieurs formulations de « première », dont « première femme pilote militaire de la République de Turquie », « première femme pilote de combat au monde » et « première pilote d’avion militaire ».
Sept moments
La vitrine des distinctions
Ses sept insignes




« Première femme pilote militaire »
Direction générale de l’aviation civile, liste des premières féminines de l’aviation (vérifiée le 22.10.2026)
«İlk Askeri Uçak Pilotu · 1936 · Hava Kuvvetleri Komutanlığı»
première pilote d’avion militaire · 1936 · commandement des forces aériennes
Centre de recherche Atatürk, notice sur l’armée de l’air à l’époque d’Atatürk (notice mise à jour le 09.10.2026)
«Dünya'nın ilk kadın askerî pilotu olur»
devient la première femme pilote militaire au monde
Centre de recherche Atatürk, sa notice, ligne de résumé (notice mise à jour le 08.10.2026)
«Türkiye Cumhuriyeti'nin ilk kadın askeri pilotu»
la première femme pilote militaire de la République de Turquie
Fiche citation
En français
L’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk qualifie Sabiha Gökçen de « la première femme pilote militaire de la République de Turquie » (sa notice, mise à jour le 08.10.2026) et de « la première femme pilote militaire au monde » (notice sur l’armée de l’air, mise à jour le 09.10.2026) ; la liste de la Direction générale de l’aviation civile la désigne comme « première pilote d’avion militaire », 1936 (vérifié le 22.10.2026).
En turc
Atatürk Araştırma Merkezi’nin ansiklopedisi Sabiha Gökçen’i kendi maddesinde “Türkiye Cumhuriyeti’nin ilk kadın askeri pilotu” (madde güncelleme tarihi 08.10.2026), Atatürk Dönemi Türk Hava Kuvvetleri maddesinde “Dünya’nın ilk kadın askerî pilotu” (madde güncelleme tarihi 09.10.2026) diye anar; Sivil Havacılık Genel Müdürlüğü’nün listesi onu 1936 tarihli “İlk Askeri Uçak Pilotu” olarak gösterir (sayfa kontrol tarihi 22.10.2026).
Les sept insignes en tableau
| Insigne | Source | Les mots | Sens | Date de la page |
|---|---|---|---|---|
| Première fille à Türkkuşu, 1935 | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «ilk kız öğrenci olarak 1935 yılında Türk Hava Kurumunun Türk Kuşu Sivil Havacılık Okuluna girmiş oldu» | elle entre en 1935 à l’école d’aviation civile Türkkuşu de l’Association aéronautique turque, première fille à y être admise | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| « Première femme pilote militaire » | Direction générale de l’aviation civile, liste des premières féminines de l’aviation | «İlk Askeri Uçak Pilotu · 1936 · Hava Kuvvetleri Komutanlığı» | première pilote d’avion militaire · 1936 · commandement des forces aériennes | vérifié le 22.10.2026 |
| « Première femme pilote militaire » | Centre de recherche Atatürk, notice sur l’armée de l’air à l’époque d’Atatürk | «Dünya'nın ilk kadın askerî pilotu olur» | devient la première femme pilote militaire au monde | notice mise à jour le 09.10.2026 |
| « Première femme pilote militaire » | Centre de recherche Atatürk, sa notice, ligne de résumé | «Türkiye Cumhuriyeti'nin ilk kadın askeri pilotu» | la première femme pilote militaire de la République de Turquie | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| « Première femme pilote de combat au monde » | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «dünyanın ilk kadın savaş pilotu ünvanına da sahip oldu» | obtient aussi le titre de première femme pilote de combat au monde | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| « Première femme pilote de combat au monde » | Centre de recherche Atatürk, notice sur l’aviation et l’industrie aéronautique à l’époque d’Atatürk | «Atatürk’ün manevi kızı ve dünyanın ilk kadın savaş pilotu olan Sabiha Gökçen» | Sabiha Gökçen, fille manevi d’Atatürk et première femme pilote de combat au monde | notice mise à jour le 09.10.2026 |
| Vol balkanique, 1938 | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «Balkan turu kapsamında 3.000 kilometrelik uçuş gerçekleştirmişti» | avait parcouru 3 000 kilomètres lors du circuit balkanique | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Vol balkanique, 1938 | Ses propos à Athènes (Centre de recherche Atatürk, sa notice) | «Balkan turuna çıkan ilk askerî Türk kadın pilotu olduğum için mutluyum» | Je suis heureuse d’être la première femme pilote militaire turque à entreprendre un circuit balkanique | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Distinctions yougoslaves, 1938 | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «Yugoslav Hava Kuvvetleri Komutanı General Yankoviç tarafından Yugoslav Hava Nişanı takdim edildi» | le commandant de l’armée de l’air yougoslave, le général Yankoviç, lui remet la médaille de l’air yougoslave | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Distinctions yougoslaves, 1938 | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «“Beyaz Kartal Nişanı”, o güne kadar sadece dört kişiye verilmişti» | l’ordre de l’Aigle blanc n’avait alors été décerné qu’à quatre personnes | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Parmi 20 aviateurs, 1996 | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «dünya tarihine adını yazdıran 20 havacıdan biri seçildi. Bu ödüle layık görülen ilk ve tek kadın havacı oldu» | est choisie parmi les 20 aviateurs ayant inscrit leur nom dans l’histoire mondiale. Elle devient la première et seule aviatrice jugée digne de cette distinction | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Fille adoptive d’Atatürk | Centre de recherche Atatürk, sa notice | «Bursa gezisi sırasında manevi evlat edindi» | l’accueille comme enfant manevi (adopté ; littéralement « de l’esprit ») lors du voyage à Bursa | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Fille adoptive d’Atatürk | Ministère de la Défense nationale, page du musée d’Anıtkabir | «ATATÜRK'ün manevi kızı Sabiha GÖKÇEN'e soyadı verdiğini gösteren belge» | le document qui montre qu’Atatürk a donné un nom de famille à sa fille manevi Sabiha Gökçen | vérifié le 22.10.2026 |
Enfance et adoption
Elle naît en 1913 à Bursa. L’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk nomme son père Mustafa İzzet Bey, secrétaire en chef de la province (Vilayet Başkâtibi), et sa mère Hayriye Hanım. Elle perd ses deux parents très jeune et est élevée par son frère aîné. Elle est la dernière de six enfants. Son père avait été envoyé en exil à Bursa par le sultan Abdülhamid II.
Atatürk la rencontre lors de son voyage à Bursa, entre le 22.09.1925 et le 08.10.1925. Apprenant les difficultés de sa vie, il parle à son frère aîné et l’accueille comme enfant manevi (« de l’esprit », le mot employé pour les enfants qu’il adopte). Sa vie change alors. Elle fréquente l’école primaire de Çankaya, un bâtiment de plain-pied de deux salles construit dans le jardin de la résidence de Çankaya pour les enfants du voisinage.

L’une des onze
Atatürk accueille onze enfants manevi, cinq avant la proclamation de la République et six après. Elle fait partie des six. L’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk indique qu’il voulait les élever pour en faire des exemples pour les femmes turques, et que Sabiha Gökçen était présentée au public comme un modèle dans l’aviation, un domaine qui semblait inaccessible aux femmes.
Parmi les trois autres, Afet (Afetinan), enseignante, devient professeure d’université en 1950. Rukiye épouse un capitaine de gendarmerie, Hüsnü Erkin, et Atatürk ouvre le bal avec elle lors du mariage au palais de Dolmabahçe. Zehra est envoyée étudier à Londres et meurt en 1936.
Après Çankaya, Sabiha fréquente deux établissements secondaires pour filles à Istanbul, à Arnavutköy et à Üsküdar. La maladie interrompt sa scolarité. Elle est soignée à Heybeliada et à Vienne, et séjourne quelque temps à Paris pour perfectionner son français.
En 1934, lors de l’adoption de la loi sur les noms de famille, Atatürk lui donne le nom de Gökçen. Cette loi est adoptée le 21.06.1934 ; celle qui donne à Atatürk son propre nom de famille suit le 24.11.1934. Elle racontera plus tard cette soirée.
La soirée du patronyme
- À sa tableChaque soir à sa table, Atatürk trouve un nom de famille pour un ami ou un proche, et un soir vient son tour.
- Sa réponse«Siz ne emrederseniz o olsun efendim», balbutie-t-elle : « Qu’il en soit comme vous l’ordonnerez, Monsieur. »
- Sa réflexionIl réfléchit un moment et dit «Sana Atatürk kızı soyadını vermek isterdim ama…» (« J’aurais aimé te donner le nom de famille “fille d’Atatürk”, mais… »).
- Un motIl prend alors un papier et y écrit un mot : Gökçen.
Elle ajoute que beaucoup pensent qu’elle a pris ce nom après avoir commencé à piloter, alors que c’est l’inverse : «Ata’nın Gökçen soyadını bana vermesinden sonra göklerle buluşup havacılığa başladım» (« Ce n’est qu’après qu’Atatürk m’a donné le nom de Gökçen que j’ai découvert le ciel et commencé à piloter »).
«Sabiha Gökçen - S. Gökçen’dir»
K. Atatürk
«19.XII.1934 kutlu olsun»
Le bureau
Trois documents au musée d’Anıtkabir
Le document du patronyme
Le document qui, selon les termes du musée, montre qu’Atatürk a donné un nom de famille à sa fille manevi Sabiha Gökçen. Il porte la mention «Sabiha Gökçen – S. Gökçen’dir» (« Sabiha Gökçen : c’est S. Gökçen »), la signature « K. Atatürk » et, sous celle-ci, «19.XII.1934 kutlu olsun» (« 19.12.1934, que ce jour soit béni »). Elle en a fait don au musée.
Les trois documents en tableau
| Pièce | Description | Format |
|---|---|---|
| Le billet de 5 TL | Un billet de 5 TL daté du 01.01.1938 et signé « K. Atatürk ». Atatürk le signe et le remet à sa fille manevi Sabiha Gökçen lors d’une rencontre à Çankaya, et elle en fait don au musée d’Anıtkabir. | 15,7 × 7,3 cm |
| La lettre au crayon | Une lettre écrite de la main d’Atatürk au crayon, qui commence par «Kızım Uçman Gökçen’e» (« À ma fille, l’aviatrice Gökçen »). Elle est signée « K. Atatürk », et Sabiha Gökçen en a fait don au musée. | 24 × 18 cm |
| Le document du patronyme | Le document qui, selon les termes du musée, montre qu’Atatürk a donné un nom de famille à sa fille manevi Sabiha Gökçen. Il porte la mention «Sabiha Gökçen – S. Gökçen’dir» (« Sabiha Gökçen : c’est S. Gökçen »), la signature « K. Atatürk » et, sous celle-ci, «19.XII.1934 kutlu olsun» (« 19.12.1934, que ce jour soit béni »). Elle en a fait don au musée. | 27 × 21 cm |
Sources : Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Encyclopédie Atatürk, les enfants manevi d’Atatürk ; Chronologie d’Atatürk ; pages du musée d’Anıtkabir.
03.05.1935, le jour de l’ouverture de Türkkuşu
Türkkuşu (« oiseau turc ») était l’école de pilotage de l’Association aéronautique turque. Elle devait apprendre aux femmes et aux hommes de 18 à 35 ans à piloter des planeurs et à sauter en parachute.
- 16.02.1925
- La Société turque d’aviation (Türk Tayyare Cemiyeti) est fondée. Elle vit des dons du public.
- 03.05.1935
- Türkkuşu ouvre ses portes. À ses débuts, sa section d’Ankara compte 200 membres.
- 24.05.1935
- Le sixième congrès de la société lui donne son nom actuel, l’Association aéronautique turque (Türk Hava Kurumu).
Atatürk avait interrogé le président de l’association, Fuat Bulca, sur une coopération avec l’aviation soviétique et sur les activités de Vecihi Hürkuş, un aviateur turc qu’il suivait dans la presse. Bulca donne un avis favorable sur les deux sujets. Atatürk demande alors la création d’une unité de vol nommée Türkkuşu et dit qu’il faut faire appel à Vecihi Bey.
Sabiha Gökçen se souvenait du matin du 03.05.1935 : Atatürk se lève très tôt, met sa tenue de sport préférée et sa casquette. «Haydi bakalım Gökçen,» dit-il. «Gidiyoruz.» (« Allons, Gökçen. Nous partons. »)

Le discours d’Etimesgut
L’inauguration a lieu sur l’aérodrome d’Etimesgut, près d’Ankara. Dans son discours, Atatürk dit que le monde est fait de terre, d’eau et d’air, et qu’une nation attachée à sa vie doit s’intéresser chaque jour davantage à son ciel, comme elle le fait pour ses terres et ses mers. Quatre de ses phrases, telles qu’elles figurent dans le discours imprimé :
Atatürk, Etimesgut, 03.05.1935
«Bizim dünyamız bilirsiniz topraktan, sudan ve havadan oluşmuştur.» « Notre monde, vous le savez, est fait de terre, d’eau et d’air. »
«Türk yurdun dağlarında, ormanlarında, ovalarında, denizlerinde, her bucağında, nasıl bir bilgi ve kendine güvenle yürüyor, dolaşıyorsa, yurdun asumanında da aynı suretle dolaşabilmelidir.» « De même que le Turc parcourt avec savoir et assurance chaque recoin des montagnes, des forêts, des plaines et des mers de sa patrie, il doit pouvoir en parcourir le ciel. »
Le même discours, les dernières lignes
«Bu ödevimizi başarmada, bizden değerli yardımlarını esirgemeyen, dostumuz Rus Sovyet Cumhuriyeti’ne ve onun Sayın Büyükelçisi Bay Karahan’a önünüzde açıkça teşekkür etmekten kıvanç duyarım.» « Je suis fier de remercier ouvertement, devant vous, notre amie la République soviétique de Russie, qui ne nous a pas ménagé son aide précieuse dans cette tâche, ainsi que son ambassadeur, M. Karahan. »
«Türk çocuğu, her işte olduğu gibi havacılıkta da en yüksek düzeyde, gökte seni bekleyen yerini az zamanda dolduracaksın.» « Enfant turc, dans l’aviation comme en toute chose, tu occuperas bientôt, au plus haut niveau, la place qui t’attend dans le ciel. »

« J’aimerais être à leur place »
Des démonstrations de vol à voile ont lieu à l’inauguration. Atatürk remarque son enthousiasme et lui demande «Nasıl, sen de böyle havalarda süzülebilir, paraşütle atlayabilir misin bakalım?» (« Alors, pourrais-tu planer ainsi dans les airs et sauter en parachute ? »). Elle répond «Onların yerinde olmak isterdim» (« J’aimerais être à leur place »). Il dit «cesaretini beğendim» (« J’ai apprécié ton courage ») et s’adresse à Fuat Bulca : «Fuat Bey, Bizim Gökçen de çalışmalara katılmak istiyor» (« Fuat Bey, notre Gökçen veut elle aussi participer aux activités »). Il la fait inscrire sur-le-champ.
Sabiha Gökçen commence sa formation le lendemain, le 04.05.1935, première fille admise à l’école. Elle s’entraîne au parachutisme et au vol à voile et obtient les brevets A et B de vol à voile. Des jeunes de tout le pays présentent leur candidature.
- 10.07.1936
- L’association ouvre un camp de vol à voile à İnönü.
- 1937
- Le camp d’aviation d’Etimesgut pour les avions à moteur entre en activité. Des tours de parachutisme ouvrent à Ankara et à İzmir.
L’association en chiffres
- 350
- avions achetés pour l’armée de l’air au 24.05.1935
- 72
- pilotes formés à Etimesgut dès sa première année, en 1937
- 193
- pilotes formés jusqu’en 1940
- 52
- avions appartenant à l’association en 1940
- 72,8
- millions de TL de dons jusqu’en 1940, dont 54 millions pour le budget de l’armée de l’air
Sources : Discours et déclarations d’Atatürk, vol. III ; Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Encyclopédie Atatürk, l’Association aéronautique turque ; Encyclopédie Atatürk, l’aviation et l’industrie aéronautique ; Chronologie d’Atatürk.
Du planeur à l’école militaire, 1935 à 1937
L’aviation militaire turque était récente. L’État ottoman crée une commission aéronautique le 01.06.1911 et ouvre son école d’aviation à Yeşilköy le 03.07.1912. En 1936 et 1937, Sabiha Gökçen franchit les étapes qui font d’une femme une pilote militaire : les planeurs, un avion à moteur, puis l’école de pilotage militaire.
- 10.07.1935
- Elle part avec sept élèves hommes pour l’école supérieure de vol à voile de Koktebel, en Crimée. Le groupe arrive à Odessa le 12.07.1935, poursuit sa route par Sébastopol, Yalta et Théodosie, puis gagne Koktebel en autocar. Elle termine la formation de six mois avec le titre de monitrice de vol à voile (Planör Öğretmeni).
- 25.02.1936
- Son premier vol en avion à moteur.
- 07.06.1936
- Elle relie Yeşilköy, à Istanbul, à Bursa en 35 minutes, après un tour au-dessus de Yalova.
- 1936 à 1937
- Elle se forme pendant 11 mois à l’école d’aviation d’Eskişehir, puis sert six mois au 1er régiment d’aviation, où elle se spécialise dans les avions de chasse et les bombardiers.
- 1937
- Elle participe aux manœuvres de la mer Égée et de Thrace.
- 30.08.1937
- Elle reçoit son brevet de pilote militaire. Le 30 août est le jour où fut remportée, en 1922, la victoire de la bataille de Dumlupınar.
- Aussi en 1937
- Selon l’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk, elle participe en 1937, à sa propre demande, à l’opération militaire à Dersim (aujourd’hui Tunceli).
Koktebel, Crimée
À l’arrivée du groupe, l’école avait accroché à son entrée une banderole portant les mots Hoş Geldiniz (« Bienvenue ») et hissé le drapeau turc à un mât. Lors de la remise des diplômes, elle termine son discours en exprimant l’espoir de voir l’aviation, dans un monde futur en paix, « en dehors de la guerre et au service des plus grandes causes de l’humanité ».
L’atterrissage à Bursa
- L’accueilLe 07.06.1936, le gouverneur de Bursa, le maire, le général Fahrettin Altay et les dirigeants du parti sont sur le terrain pour l’accueillir, et elle atterrit en décrivant d’habiles virages devant une foule d’élèves.
- Les cadeauxLe maire lui remet un bouquet et une pièce de soie au nom de la ville, et un élève de Türkkuşu lui offre un second bouquet.
- Un second tourÀ la demande de la foule, elle redécolle sans même être descendue de l’avion et effectue un second tour au-dessus de la verte Bursa de son enfance et autour d’Uludağ avant d’atterrir.
- La décisionAtatürk décide de l’envoyer à l’école d’aviation d’Eskişehir pour une formation spéciale.
Le brevet, 30.08.1937
Elle reçoit le brevet lors d’une cérémonie dont elle se souvient en ces termes : «Ne mutlu bana ki, bu şeref beratını, milletimin ve vatanımın en büyük şerefe ulaştığı bu kutsal 30 Ağustos gününde almış bulunuyorum» (« Quel bonheur pour moi de recevoir ce brevet d’honneur en ce jour sacré du 30 août, jour où ma nation et ma patrie ont atteint leur plus grand honneur »).
Sources : Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Encyclopédie Atatürk, l’aviation et l’industrie aéronautique ; Chronologie d’Atatürk.
Les titres de « première »
Les sources ne formulent pas son titre de la même façon. Certaines parlent de « pilote de combat », d’autres de « pilote militaire » ; certaines disent « première au monde », d’autres première en Turquie.
| Source | Les mots | En français | Date de la page |
|---|---|---|---|
| Centre de recherche Atatürk, sa notice | «dünyanın ilk kadın savaş pilotu ünvanına da sahip oldu» | obtient aussi le titre de première femme pilote de combat au monde | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Même notice, ligne de résumé | «Türkiye Cumhuriyeti’nin ilk kadın askeri pilotu» | la première femme pilote militaire de la République de Turquie | notice mise à jour le 08.10.2026 |
| Centre de recherche Atatürk, notice sur l’armée de l’air à l’époque d’Atatürk | «Dünya’nın ilk kadın askerî pilotu olur» | devient la première femme pilote militaire au monde | notice mise à jour le 09.10.2026 |
| Centre de recherche Atatürk, notice sur les enfants manevi d’Atatürk | «İlk Türk kadın savaş pilotu olan Sabiha Gökçen» | Sabiha Gökçen, la première femme pilote de combat turque | notice mise à jour le 09.10.2026 |
| Centre de recherche Atatürk, notice sur l’aviation et l’industrie aéronautique à l’époque d’Atatürk | «Atatürk’ün manevi kızı ve dünyanın ilk kadın savaş pilotu olan Sabiha Gökçen» | Sabiha Gökçen, fille manevi d’Atatürk et première femme pilote de combat au monde | notice mise à jour le 09.10.2026 |
| Direction générale de l’aviation civile, liste des premières féminines de l’aviation | «İlk Askeri Uçak Pilotu», 1936 | première pilote d’avion militaire, 1936 (sous le commandement des forces aériennes) | vérifié le 22.10.2026 |
La phrase d’Atatürk
Après son vol vers Bursa en 1936, Atatürk lui aurait dit : Belki de dünyada ilk askerî kadın pilot olacaksın, « Tu seras peut-être la première femme pilote militaire au monde. »
La Direction générale de l’aviation civile publie une liste de seize premières féminines dans l’aviation turque, de 1913 à 2001. Sabiha Gökçen y figure en quatrième position, en 1936, année où la liste mentionne aussi la première pilote de planeur et la première aviatrice martyre.
Le registre des vols
Seize premières féminines, de 1913 à 2001
| Année | Nom | Titre imprimé | En français | Institution |
|---|---|---|---|---|
| 1913 | Belkıs Şevket | «İlk Uçakla Uçan» | première à voler en avion | Müdâfaa-i Hukûk-u Nisvân Cemiyeti Société pour la défense des droits des femmes |
| 1933 | Bedriye Tahir Gökmen | «İlk Pilot» | première pilote | Vecihi Sivil Tayyare Mektebi École d’aviation civile Vecihi |
| 1935 | Yıldız Uçman | «İlk Paraşütçü» | première parachutiste | Türk Hava Kurumu Association aéronautique turque |
| 1936 | Sabiha Gökçen | «İlk Askeri Uçak Pilotu» | première pilote d’avion militaire | Hava Kuvvetleri Komutanlığı Commandement des forces aériennes |
| 1936 | Naciye Toros | «İlk Planör Pilotu» | première pilote de planeur | Türk Hava Kurumu Association aéronautique turque |
| 1936 | Eribe Kartal Hürkuş | «İlk Şehit Havacı» | première aviatrice martyre | Türk Hava Kurumu Association aéronautique turque |
| 1937 | Edibe Subaşı Kutucuoğlu | «İlk Akrobası Pilotu» | première pilote de voltige | Türk Hava Kurumu Association aéronautique turque |
| 1948 | Adile Tuğrul | «İlk Hava Kamarotu & Hostes» | première agente de bord et hôtesse de l’air | Türk Hava Yolları Turkish Airlines |
| 1956 | Nazmiye Göyük | «İlk Hava Trafik Kontrolörü» | première contrôleuse aérienne | Devlet Hava Meydanları İşletmesi Genel Müdürlüğü Direction générale des aéroports d’État |
| 1958 | Leman Bozkurt Altınçekiç | «İlk Jet (Turbo Motorlu) Uçak Pilotu» | première pilote d’avion à réaction (à turbine) | Hava Kuvvetleri Komutanlığı Commandement des forces aériennes |
| 1958 | Melahat Morçöl | «SHGM Kayıtlarına Göre Lisans Alan İlk Pilot» | première pilote brevetée dans les registres de la direction | Sivil Havacılık Genel Müdürlüğü Direction générale de l’aviation civile |
| 1960 | Şenay Günay | «İlk Jet Savaş Uçak Pilotu» | première pilote de chasse à réaction | Hava Kuvvetleri Komutanlığı Commandement des forces aériennes |
| 1961 | Dilhan Ezer Eryurt | «NASA'DA Görev Yapan İlk Havacı» | première aviatrice à travailler à la NASA | NASA |
| 1961 | Leman Aldak | «İlk Uçak Yüksek Mühendisi» | première ingénieure aéronautique principale | İstanbul Teknik Üniversitesi Université technique d’Istanbul |
| 1964 | Türkan Demirel | «İlk Uçuş Doktoru» | première médecin de l’aviation | Hava Kuvvetleri Komutanlığı Commandement des forces aériennes |
| 2001 | Ayfer Gök | «İlk Şehit Jet Savaş Uçağı Pilotu» | première pilote martyre de chasse à réaction | Hava Kuvvetleri Komutanlığı Commandement des forces aériennes |
La direction invitait à lui adresser les objections à cette liste jusqu’au 30.01.2019.
Sources : Direction générale de l’aviation civile, liste des premières féminines ; Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Encyclopédie Atatürk, l’armée de l’air à l’époque d’Atatürk ; Encyclopédie Atatürk, les enfants manevi d’Atatürk ; Encyclopédie Atatürk, l’aviation et l’industrie aéronautique.
Le vol balkanique, 16–21.06.1938
En juin 1938, elle vole seule d’Istanbul à Athènes, Salonique, Sofia, Belgrade et Bucarest, puis revient à Yeşilköy. Le vol représente environ 3 000 km. Des membres de la délégation de l’Entente balkanique à Ankara lui avaient demandé de rejoindre leurs capitales en avion ; Atatürk accepte en son nom et, à la demande d’Atatürk, elle effectue seule le trajet. Les pays des Balkans la connaissaient déjà par la radio, les journaux et les magazines.
Atatürk lui demande si elle peut le faire, et elle répond que oui, à condition de s’entraîner. Il dit aux invités «Bir ay sonra Türkiye’den uçarak değerli ülkelerinizin başkentlerini ziyaret edecek» (« Dans un mois, elle partira de Turquie en avion pour visiter les capitales de vos pays »).

L’avion et le circuit d’entraînement
Elle pilote un appareil de type Vultee. Elle s’y prépare à Yeşilköy avec un instructeur américain, Jack, puis effectue seule des vols d’essai. Son circuit d’entraînement relie Istanbul à Köyceğiz, au lac Tuz (Tuz Gölü), à Ankara et à Zonguldak, puis revient au point de départ, soit 5 h 30 sans escale. Elle se souvenait de la joie de Jack à son retour, car elle avait atteint chaque étape à l’heure, et de ses paroles : «Artık bu kadar çalışma yeter… Göreceksin Balkan turu senin için bundan da kolay olacak» (« Cet entraînement suffit désormais… Tu verras, le circuit balkanique sera encore plus facile pour toi »).
Avant son départ, elle rend une visite d’adieu à Atatürk. Il lui dit «Barışçı bir ülkenin barışçı kızı olduğunu, yurtta ve dünyada barışı arzu ettiğini, her Türk gibi bunu gönülden istediğini söylemeyi unutma» (« N’oublie pas de dire que tu es la fille pacifique d’un pays pacifique, que tu souhaites la paix dans ton pays et dans le monde et que, comme tout Turc, tu le souhaites de tout cœur »).
| Date | Lieu | Heure | Événement |
|---|---|---|---|
| 16.06.1938 | Athènes (Tatoi) | atterrit à 11:25 | Elle survole la ville, atterrit à Tatoi, où l’accueillent une délégation, le maire d’Athènes et une foule. Elle parle aux journalistes, visite l’école d’aviation militaire et est reçue, avec l’ambassadeur Ruşen Eşref Ünaydın, par le Premier ministre grec. |
| 17.06.1938 | Thessalonique | quitte Athènes à 11:20 | Atatürk lui avait demandé d’y faire étape. Elle reste environ deux heures et visite la maison d’Atatürk. |
| 17.06.1938 | Sofia | atterrit à 17:15 | Une foule portant des drapeaux turcs et une délégation bulgare l’accueillent. Elle se rend au palais, signe le livre d’or et participe à un thé à l’ambassade de Turquie avec des ministres, députés, ambassadeurs, attachés militaires, le chef d’état-major, des pilotes et la presse. |
| 18.06.1938 | Belgrade (Zemun) | atterrit à 10:45 | Des avions de chasse yougoslaves la rejoignent au-dessus de la ville. Une foule plus nombreuse que dans les deux autres capitales l’accueille. Au déjeuner à l’hôtel du mont Avala, elle reçoit la médaille de l’air yougoslave ; au dîner à l’ambassade de Turquie, l’ordre de l’Aigle blanc. |
| 19.06.1938 | Bucarest | vol de 1 h 15 min | Une importante délégation et une foule l’accueillent à la base aérienne. Un meeting aérien international s’ouvre sur le même terrain à 14:00 et, le soir, l’aviation roumaine donne un dîner en son honneur. |
| 20.06.1938 | Bucarest | vol de démonstration à 17:30 | À la demande de la foule, elle effectue une démonstration en vol au-dessus du terrain ; les spectateurs lancent des fleurs. Le soir, l’ambassade de Turquie donne un dîner. |
| 21.06.1938 | Yeşilköy, Istanbul | quitte Bucarest à 11:30 | Des foules et des écolières portant des fleurs l’accueillent. La foule crie «Yaşa Atatürk kızı! Yaşa çelik kanatlı kartal! Varol kahraman» (« Vive la fille d’Atatürk ! Vive l’aigle aux ailes d’acier ! Longue vie à toi, héroïne ! »). |

À Athènes
À Athènes, elle déclare aux journalistes : Balkan turuna çıkan ilk askerî Türk kadın pilotu olduğum için mutluyum, « Je suis heureuse d’être la première femme pilote militaire turque à entreprendre un circuit balkanique. » Elle ajoute : «Beni bir barış elçisi olarak da kabul edebilirsiniz» (« Vous pouvez aussi me considérer comme une émissaire de la paix ») et «Savaşı değil barışı sevmeliyiz» (« Nous devons aimer la paix, pas la guerre »).
À Belgrade, précise l’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk, le commandant de l’armée de l’air yougoslave lui remet la médaille de l’air yougoslave lors d’un déjeuner le 18.06.1938. Le soir, le ministre yougoslave de la Guerre lui remet l’ordre de l’Aigle blanc, décerné par le régent au nom du roi. Jusque-là, cet ordre n’avait été attribué qu’à quatre personnes.
À Belgrade, elle rencontre aussi la première aviatrice yougoslave. Elle se souvenait de ses paroles : «Ben sizin yaptığınızı asla yapamazdım» (« Je n’aurais jamais pu faire ce que vous avez fait »). Sabiha Gökçen lui répond qu’à son avis, aucune aviatrice ne tenterait ce circuit avant de nombreuses années encore. À Bucarest, une émission de radio précédant sa démonstration en vol salue en sa personne « la Turquie sœur et l’aviation turque ».
Sources : Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Encyclopédie Atatürk, l’armée de l’air à l’époque d’Atatürk.
Après 1938, enseignement, famille et dernier vol
Atatürk meurt le 10.11.1938. Aucune loi ne permet encore aux femmes de servir dans l’armée : elle doit donc la quitter. Au cours de sa vie, elle a piloté 22 types de bombardiers légers et d’avions de voltige.
- 1938
- Elle est nommée monitrice en chef (Başöğretmen) de Türkkuşu, l’école de l’Association aéronautique turque. Elle occupe ce poste jusqu’en 1955.
- 1940
- Elle épouse le lieutenant Kemal Esiner, professeur de géographie militaire et de topographie à l’école de l’air. Il meurt en 1943.
- 1953 et 1959
- Elle se rend aux États-Unis sur invitation pour présenter la société turque et les femmes turques. Une vaste tournée est organisée pour elle.
- 1955
- Elle devient membre du conseil d’administration de l’Association aéronautique turque.
- 1964
- Elle prend sa retraite.
- 1996
- Son dernier vol, à 83 ans, à bord d’un Falcon 2000 avec le pilote français Daniel Acton.
- 22.03.2001
- Elle meurt à 88 ans et est enterrée au cimetière de Cebeci à Ankara.
L’année de son dernier vol, elle est invitée d’honneur à la Rencontre des Aigles, organisée à l’occasion d’une remise de diplômes de l’École de commandement et d’état-major de l’armée de l’air des États-Unis. Lors de la cérémonie à la base aérienne de Maxwell, précise l’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk, elle est choisie parmi les 20 aviateurs ayant inscrit leur nom dans l’histoire mondiale. Elle est la première et seule femme à recevoir cette distinction.
Atatürk a dit un jour des femmes turques : «Kadınlarımızın, daha elverişsiz şartlar altında erkeklerden geri kalmayışı ve belki aynı şartlar altında erkeklerden ileri gidişi övüncü gerektirir» (« Que nos femmes ne restent pas en retrait des hommes dans des conditions plus difficiles, et qu’elles les devancent peut-être à conditions égales, est un motif de fierté »).
Sources : Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Encyclopédie Atatürk, l’armée de l’air à l’époque d’Atatürk ; Chronologie d’Atatürk.
Son nom aujourd’hui, le testament et l’aéroport
Atatürk rédige son testament au palais de Dolmabahçe le 05.09.1938 et le remet à un notaire le lendemain. Il y demande le versement de mensualités à ses enfants manevi, prélevées sur les revenus annuels de sa participation dans İş Bankası : 800 TL pour Afet İnan, 600 TL pour Sabiha Gökçen, 200 TL pour Ülkü et 100 TL chacune pour Rukiye et Nebile. Sabiha Gökçen devait aussi recevoir l’argent nécessaire à l’achat d’une maison.
Son nom est donné à l’aéroport alors en construction à Kurtköy, à Istanbul ; elle l’a elle-même visité pendant les travaux.
Sources : Encyclopédie Atatürk, les enfants manevi d’Atatürk ; Encyclopédie Atatürk, sa notice ; Chronologie d’Atatürk.
Réponses rapides et sources
Qui étaient ses parents ?
L’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk nomme son père Mustafa İzzet Bey, secrétaire en chef de la province, et sa mère Hayriye Hanım. Sa notice donne Bursa comme lieu de naissance et 1913 comme année de naissance. Une deuxième notice donne le nom de son père sous la forme Hafız Mustafa İzzet.
A-t-elle été adoptée par Atatürk ?
Atatürk l’accueille comme fille manevi (adoptive) lors de son voyage à Bursa, du 22.09.1925 au 08.10.1925.
Était-elle la première femme pilote de combat au monde ?
L’encyclopédie du Centre de recherche Atatürk indique qu’elle détenait ce titre, dans sa propre notice comme dans celle consacrée à l’aviation à l’époque d’Atatürk. Dans la même encyclopédie, sa ligne de résumé dit « première femme pilote militaire de la République », la notice sur l’armée de l’air dit « première femme pilote militaire au monde », celle sur les enfants manevi d’Atatürk dit « première femme pilote de combat turque », et la liste de la Direction générale de l’aviation civile dit « première pilote d’avion militaire », 1936.
Quand a-t-elle commencé à piloter ?
Le 04.05.1935, au lendemain de l’ouverture de l’école Türkkuşu à Etimesgut, Ankara, par Atatürk. Son premier vol en avion à moteur a lieu le 25.02.1936.
Quel avion pour le vol balkanique ?
Un appareil de type Vultee.
Quand est-elle morte et où est-elle enterrée ?
Elle est morte le 22.03.2001, à 88 ans, et est enterrée au cimetière de Cebeci à Ankara.
Lire les sources
- Sabiha Gökçen (Esiner) (1913-2001), par Saime Yüceer (sa notice) — Centre de recherche Atatürk, Encyclopédie Atatürk, notice publiée le 26.02.2021, mise à jour le 08.10.2026, vérifiée le 22.10.2026
- Atatürk’ün Manevi Çocukları, par Ali Güler (notice sur les enfants manevi d’Atatürk) — Centre de recherche Atatürk, Encyclopédie Atatürk, notice publiée le 22.05.2024, mise à jour le 09.10.2026, vérifiée le 22.10.2026
- Atatürk Dönemi Türk Hava Kuvvetleri, par Osman Yalçın (notice sur l’armée de l’air turque à l’époque d’Atatürk) — Centre de recherche Atatürk, Encyclopédie Atatürk, notice publiée le 17.10.2022, mise à jour le 09.10.2026, vérifiée le 22.10.2026
- Türk Hava Kurumu, par İsmail Yavuz (notice sur l’Association aéronautique turque) — Centre de recherche Atatürk, Encyclopédie Atatürk, notice publiée le 08.03.2021, mise à jour le 07.10.2026, vérifiée le 22.10.2026
- Atatürk Döneminde Havacılık ve Uçak Sanayii, par Saim Dilek (notice sur l’aviation et l’industrie aéronautique à l’époque d’Atatürk) — Centre de recherche Atatürk, Encyclopédie Atatürk, notice publiée le 09.04.2021, mise à jour le 09.10.2026, vérifiée le 22.10.2026
- Atatürk’ün Söylev ve Demeçleri, vol. III, p. 221 à 222 : « Etimesgut Havaalanında Havacılık Hakkında Yaptığı Konuşma », 03.05.1935 — Centre de recherche Atatürk, vérifié le 22.10.2026
- Atatürk Kronolojisi (chronologie de la vie d’Atatürk) — ministère de la Défense nationale, site Atatürk, vérifié le 22.10.2026
- Atatürk Sitesi, musée d’Anıtkabir : objets personnels, autres (billet de banque, lettre et document du nom de famille donnés par Sabiha Gökçen) — ministère de la Défense nationale, vérifié le 22.10.2026
- İlk Sivil Havacı Kadın Sicil Düzenlemeleri (liste des premières féminines de l’aviation) — Direction générale de l’aviation civile, vérifié le 22.10.2026





