Trouver un job en Turquie: Le guide complet pour les étrangers
Table des matières
De nombreux étrangers se posent la question: Comment trouver un emploi en Turquie? La réponse est plus nuancée qu’un simple « oui » ou « non ». Bien que l’économie turque soit dynamique et recherche des profils qualifiés dans des secteurs comme le tourisme, la production et l’informatique, la culture de l’embauche diffère considérablement de celle en France, en Belgique ou au Canada.
Pour réussir ici, il ne suffit pas d’avoir un CV traduit. Vous devez comprendre où les locaux cherchent réellement et comment fonctionne le sujet crucial du « permis de travail ». Ce guide vous accompagne étape par étape, de la première recherche jusqu’à la signature du contrat.

La réalité: Checklist pour votre recherche d’emploi
Avant d’envoyer votre première candidature, gardez ces points stratégiques à l’esprit. Le marché du travail turc récompense ceux qui sont bien préparés et respectent les usages locaux.
- La langue est la clé: L’anglais est courant dans les multinationales et les start-ups d’Istanbul. Cependant, pour 90 % des emplois, la maîtrise du turc est indispensable. Plus vous parlez couramment, plus vous serez pris au sérieux.
- L’avantage de la « niche »: Utilisez votre langue maternelle comme levier. De nombreuses entreprises internationales recherchent spécifiquement des locuteurs natifs pour le support client, la vente ou le management sur le marché francophone. Les hôtels et le secteur du tourisme recherchent également activement du personnel multilingue.
- Le CV à la turque: Un CV classique français ou canadien peut ne pas suffire. En Turquie, il est d’usage d’inclure une photo professionnelle et des données personnelles (comme la date de naissance). Optez pour un design moderne mais clair.
- Le permis de travail (Çalışma İzni): C’est le point le plus important. En Turquie, vous ne pouvez pas simplement arriver et vous occuper des papiers « plus tard ». Votre employeur doit demander le permis de travail pour vous avant que vous ne puissiez travailler légalement. Soyez prudent avec les offres proposant du travail au noir — les conséquences juridiques sont sévères.
Coûts du permis de travail (barème 2025): Pour un permis d’un an, comptez environ 10 571,60 TL plus 810 TL de frais de carte, soit environ 11 380 TL au total. Les permis de plus longue durée coûtent proportionnellement plus cher (jusqu’à 52 858 TL pour 4-5 ans). Le visa de travail coûte environ 250 USD selon la nationalité.
- Le permis de travail (Çalışma İzni): C’est le point le plus important. En Turquie, vous ne pouvez pas simplement arriver et vous occuper des papiers « plus tard ». Votre employeur doit demander le permis de travail pour vous avant que vous ne puissiez travailler légalement. Soyez prudent avec les offres proposant du travail au noir — les conséquences juridiques sont sévères.
Une étape bureaucratique importante est souvent la légalisation de documents tels que les diplômes. À ce sujet, consultez notre guide sur la notarisation en Turquie.
Les meilleurs sites pour chercher un emploi en Turquie
Oubliez les listes obsolètes. Voici les plateformes réellement utilisées par les recruteurs en Turquie en 2026.
Les leaders du marché
- Kariyer.net: C’est le leader incontesté en Turquie. Presque toutes les entreprises sérieuses y publient. Le site est entièrement en turc, mais c’est un passage obligé. Créez-y un profil détaillé de nombreux recruteurs cherchent directement dans la base de données.
- LinkedIn: Pour les emplois de bureau (« cols blancs »), les ingénieurs, le marketing et le management à Istanbul ou Ankara, LinkedIn est indispensable. C’est là que vous trouverez la plupart des annonces en anglais et les firmes internationales.
Pour les emplois locaux et de service
- Sahibinden.com: Bien que connu comme plateforme immobilière, c’est aussi le premier point de contact pour les emplois locaux (« cols bleus »). Vous cherchez un poste de chauffeur, dans la vente, la restauration ou l’artisanat? C’est votre site.
- Eleman.net: Similaire à Sahibinden, mais spécialisé dans le marché des ouvriers qualifiés et du personnel de service. Très populaire auprès des PME.
Autres portails utiles
- Indeed Turquie: Un agrégateur solide qui regroupe de nombreuses annonces.
- Yenibiris: Un classique et concurrent direct de Kariyer.net, souvent fort dans certains secteurs comme la banque ou le commerce de détail.
- Groupes Facebook: Les groupes sont plus vivants que jamais. Cherchez « Expats in Istanbul », « French Speakers in Turkey » ou « Jobs in Antalya ». On y trouve souvent des offres informelles qui ne sont jamais publiées ailleurs.
- İşkur: L’agence nationale pour l’emploi. Elle s’adresse principalement aux citoyens turcs, mais les étrangers avec un titre de séjour valide peuvent s’y inscrire. Elle est souvent nécessaire pour les processus officiels.

Le marché caché: le réseautage
En Turquie, beaucoup de choses passent par les relations. Cela ne signifie pas nécessairement du favoritisme, mais de la confiance. Un employeur préférera embaucher quelqu’un recommandé par une connaissance plutôt qu’un inconnu sur internet.
Comment construire votre réseau
- Soyez présent: Allez aux rencontres d’expatriés ou aux événements sectoriels. Posez activement des questions à votre entourage.
- WhatsApp est roi: En Turquie, les affaires se règlent souvent de manière rapide et informelle via WhatsApp. Ne soyez pas surpris si un recruteur vous contacte par ce biais ou vous demande un appel vidéo.
Pour ceux qui souhaitent s’installer durablement, il est aussi important de prévoir les aspects logistiques. Par exemple, si vous envisagez d’utiliser un véhicule, comprendre le fonctionnement de l’ assurance automobile en Turquie est essentiel.
Peut-on travailler en Turquie sans parler turc?
C’est la question la plus fréquente. La réponse réaliste est: Oui, mais le choix est limité.
Si vous êtes hautement qualifié (ex: expert IT, ingénieur) ou si vous enseignez en tant que « Native Speaker », vous pouvez souvent commencer sans turc. Dans les multinationales, la langue de travail est souvent l’anglais. Cependant, pour le quotidien et l’intégration dans l’équipe, le turc change la donne. Apprendre la langue montre du respect et cela ouvre de nombreuses portes dans la culture turque.
Salaires et coût de la vie en Turquie
Avant de vous lancer, il est essentiel de connaître les réalités financières du marché turc.
Salaires de référence (2025)
- Salaire minimum brut: 20 002 TL/mois (environ 615 €)
- Salaire moyen brut (tous secteurs): environ 20 700 TL/mois
- Postes qualifiés à Istanbul (net): souvent entre 35 000 et 45 000 TL/mois
Coût de la vie à Istanbul (estimations 2026)
- Personne seule (hors loyer): environ 31 869 TL/mois
- Famille de 4 personnes (hors loyer): environ 119 054 TL/mois
- Repas bon marché: environ 500 TL
- Abonnement transports: environ 2 600 TL/mois
Note importante: La livre turque est volatile. Vérifiez toujours les montants actuels au moment de votre démarche.
Conclusion: Le marché du travail turc est dynamique et plein d’opportunités pour ceux qui font preuve de persévérance. Utilisez les outils numériques comme Kariyer.net, mais ne sous-estimez jamais la puissance d’une conversation personnelle autour d’un Çay (thé).





